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CAMEROUN - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure

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Source : Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

Situation intérieure 

Situation politique

- Depuis 1982, le Président Paul Biya est à la tête du Cameroun, pays marqué par le bilinguisme des langues officielles (français et anglais) et une grande diversité géographique, ethnique, religieuse et linguistique (plus de 250 langues recensées). Il a été reconduit pour un nouveau mandat le 11 octobre 2004 et dispose d’une très large majorité à l’Assemblée (victoire du parti présidentiel, le RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais), aux législatives du 22 juillet 2007).

- Un projet de loi portant révision de la constitution a été adopté par l’assemblée nationale le 10 avril 2008. Plusieurs articles ont été modifiés, dont la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels (la constitution en prévoyait deux). La situation du pays est stable depuis les émeutes à caractère économique et social qui avaient éclaté en février 2008 en marge d’une manifestation de l’opposition et d’une grève des transporteurs.

- La relance de l’économie et de la croissance ainsi que la lutte contre la corruption (l’« opération Epervier » a conduit à plusieurs reprises à l’arrestation de hautes personnalités) demeurent les priorités affichées par le gouvernement camerounais. La situation sécuritaire dans la région de la presqu’île de Bakassi, et plus largement sur l’ensemble du littoral, où les actes de piraterie et de banditisme se sont multipliés depuis eux ans constitue également un souci majeur pour les autorités.

- Le 30 juin 2009, le Président Biya a procédé à un remaniement de faible ampleur de l’équipe gouvernementale qui n’a pas touché aux grands équilibres politiques : M. Philemon Yang a succédé à M. Inoni à la tête du gouvernement tandis que M. Edgard Alain Ebe Ngo’o, ancien délégué général à la sûreté nationale, a remplacé M. Ze Meka, écarté du gouvernement, à la Défense. Fin août 2010, un léger remaniement a été effectué. M.Bargua Nguélé a été nommé au poste de DGSN succédant à M.Edou. Léopold Maxime Eko Eko remplace Bienvenue Oubelabout à la tête de la DGRE.

- En 2010, le Cameroun entre dans une phase préélectorale. Le parti présidentiel a appelé de ses vœux le Chef de l’Etat à se porter candidat à sa propre succession en 2011. L’opposition a perdu une partie de l’audience qu’elle avait acquise dans les années 1990.

Situation économique

- Le pétrole continue à occuper une place clef dans l’économie camerounaise, dont il représente 52% des exportations en valeur. Le Cameroun doit aujourd’hui diversifier et consolider ses autres ressources. Outre le pétrole, le Cameroun exporte de l’aluminium et des produits primaires (bois, coton, cacao, café, banane et caoutchouc) qui comptent pour 25% de ses exportations globales.

- Les flux avec les pays de la zone CEMAC, dont le Cameroun constitue la tête de pont maritime, ne représentent qu’une faible part des échanges commerciaux (en moyenne 3,6% depuis l’instauration de la zone de libre échange de la CEMAC en 1999). Les principaux partenaires commerciaux du Cameroun sont l’UE, le Nigeria et la Chine.

- Après le report en août 2004 du point d’achèvement de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés), le Cameroun a franchi avec succès cette étape fin avril 2006. Cela lui a permis de bénéficier en juin 2006 d’une annulation de dette de 3,475 milliards $ de la part des créanciers du Club de Paris (créanciers bilatéraux). La France, qui détenait 40% de la dette bilatérale du Cameroun (soit 1,2 Md$) a ainsi mis en œuvre un premier « Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) », qui permet de réinjecter dans l’économie camerounaise environ 100M€ par an pendant 5 ans. Le C2D français est principalement affecté aux objectifs prioritaires identifiés dans le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP) que le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi a succédé en 2008.

- La crise mondiale a posé toutefois aux autorités camerounaises de redoutables défis. Le niveau inférieur des cours du brut a eu pour effet de réduire les recettes d’exportation et les recettes budgétaires. Le net repli de la demande extérieure a porté durement atteinte aux principales exportations. Le durcissement des conditions de financement extérieur a retardé la marche d’importants projets d’investissement. Ces chocs considérables ont eu des répercussions sur la croissance et le solde extérieur. Sans dispositifs de protection sociale appropriés les coûts sociaux du ralentissement s’avèrent lourds. Enfin, fin novembre, le parlement camerounais a adopté le budget 2011 à hauteur de 2 571 milliards de FCFA.

P.-S.

- Carte du Cameroun

Publié le lundi 14 mars 2011, par CIDR

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