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KENYA - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure

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Source : Ministère des Affaires Etrangères et Européennes

Politique extérieure 

- Le Kenya s’est fortement investi sous l’égide de l’IGAD dans la recherche de solution aux conflits meurtriers qui se sont développés à ses frontières. C’est à Nairobi qu’a été signé en janvier 2005 l’accord de paix entre Khartoum et les rebelles du Sud-Soudan après plusieurs années d’intenses discussions. C’est également au Kenya que se sont réunis les délégués somaliens, les pourparlers débouchant sur la mise en place d’institutions de transition qui ont été installées à Nairobi avant d’être transférées en Somalie. Le Kenya est bien sûr intéressé directement par la situation de ses voisins : afflux de réfugiés (le seul camp de Dadaab à l’est du pays accueille 140 000 réfugiés de Somalie), prolifération d’armes de petit calibre qui contribue à accroître la délinquance, enjeu terroriste.

- Partenaire de longue date des États-Unis et d’Israël, touché par des attentats meurtriers (contre l’Ambassade américaine en 1998 et contre un hôtel à Mombasa en 2002), le Kenya est un partenaire clé de la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.

- Le Kenya a pu jouer un rôle utile parce qu’il n’est pas perçu comme hégémonique sur le plan politique. Au-delà de la dimension régionale, le Kenya participe à des opérations de maintien de la paix avec aujourd’hui plus de 1 200 hommes sur le terrain (14ème rang mondial).

Relations bilatérales

Relations politiques

- Le dialogue franco-kenyan s’est étoffé depuis 1998 (trois rencontres des chefs d’Etat entre 2001 et 2002, dix visites de ministres français entre 2001 et 2008, déplacements en France d’une vingtaine de ministres kenyans entre 2003 et 2009, visite de Wangari Maathai, prix Nobel de la paix 2004, en 2005 et 2007).

Depuis la crise électorale, deux visites ont eu lieu au Kenya (ministre délégué français, chargé de la coopération et de la francophonie en mai 2008 et de la secrétaire d’État aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme en octobre 2008) et trois visites kenyanes en France (Président du Parlement kenyan en avril 2008, Ministre kenyan du tourisme en juillet 2008 et Secrétaire d’État au tourisme en septembre 2009.

Relations économiques

- Les échanges commerciaux ont progressé modestement ces dernières années. Le Kenya est le deuxième partenaire commercial de la France en Afrique Orientale (derrière le Soudan). L’année 2007 a marqué une progression fulgurante de la hausse du solde commercial. Ce résultat s’explique par une hausse considérable de nos exportations, pour des raisons conjoncturelles (ventes de combustibles et de carburants) et par une chute de nos importations.

- Les exportations françaises (106 M€) sont principalement constituées de produits énergétiques français, de biens intermédiaires et d’équipements professionnels. La part de marché française au Kenya est d’environ 3%. Les importations françaises (96 M€) sont quasi exclusivement constituées de produits de la filière agricole et minérale. La France est le 14ème fournisseur du Kenya et 14ème client.

- La France n’est pas un investisseur important (stock de 500 M€ en 2007). 50 entreprises françaises sont présentes avec souvent un rayonnement régional, dans tous les secteurs d’activité : matériaux de construction (Lafarge), télécommunications (Alcatel et SAGEM), distribution d’hydrocarbures (Total), agriculture, banque, transports (Bolloré, AGS), automobile (CFAO, Peugeot, Renault, Michelin), chimie et la pharmacie (Sanofi-Aventis, Eurapharma- Laborex) ainsi que les services (Véritas).

- Deux accords bilatéraux de protection et de promotion des investissements (APPI) et de non double imposition (ANDI) ont été signés récemment et sont en cours de ratification.

Coopération culturelle, scientifique et technique

- Les priorités de la coopération française sont définies dans le document cadre de partenariat signé le 22 septembre 2006 à Nairobi au titre des objectifs du millénaire pour le développement, via l’AFD, principalement par des prêts concessionnels : les secteurs de concentration sont l’eau et l’assainissement, le développement des infrastructures et l’environnement. Les secteurs transversaux sont l’appui au renforcement de la gouvernance, la coopération scientifique ainsi que l’action culturelle et la francophonie.

- Au total, le DCP prévoit de 247 à 350 millions d’euros pour la coopération française au Kenya au cours des cinq prochaines années. En 2005, les engagements de la France au titre de l’APD se sont montés à 61 M d’euros, faisant de la France le 4ème contributeur du Kenya. L’AFD intervient dans les secteurs de l’infrastructure de base (électricité, routes, gestion des déchets) de l’eau/assainissement, de l’environnement des zones protégées (parc de Meru, forêts de l’Aberdare).

Autres types de coopération

- En 2008, l’aide apportée par le Département sur les crédits affectés à la Direction de la coopération militaire et de défense s’élève à 164.177 € et permettra notamment de financer :
- une place au Collège interarmées de Défense (CID) qui est proposée au Kenya depuis 2004 ;
- dix places à l’école de maintien de la paix (EMP) de Bamako au Mali ;
- une place au forum de l’IHEDN pour le continent africain (FICA)
- soutenir l’enseignement du français au sein de l’Armed Forces School for High Education (AFSHE). Archéologie

- Appuyé sur l’expertise de la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger, le ministère des Affaires étrangères et européennes (DGM) subventionne près de 160 missions archéologiques (de la paléontologie à la période médiévale) intervenant dans 75 pays.

P.-S.

- Carte du Kenya

Publié le mardi 11 mai 2010, par CIDR

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