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MADAGASCAR - Données générales - Situation intérieure - Politique extérieure
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Sommaire
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Situation intérieure
Situation politique
Réélu le 3 décembre 2006 dès le premier tour, Marc RAVALOMANANA a été réinvesti Président de la République le 19 janvier 2007.
Le paysage politique malgache avait été profondément recomposé après la crise politique de 2002. Le parti du Président Marc RAVALOMANANA, le TIM, a largement remporté les élections législatives de décembre 2002 (avec 104 sièges sur 160), et obtenu la majorité des mairies lors des élections municipales de novembre 2003, dans les communes rurales comme dans les communes urbaines, notamment dans les plus grandes villes (à l’exception de Tamatave et de Fianarantsoa). Plusieurs remaniements ministériels sont intervenus lors du premier mandat, mais Jacques SYLLA est resté Premier ministre jusqu’à l’investure du 19 janvier 2007. Il a donné sa démission le 20 janvier 2007 et a été remplacé par Charles RABEMANANJARA, ancien ministre de l’Intérieur. Un nouveau gouvernement comprenant 12 nouveaux ministres a été formé le 25 janvier 2007.
Lors de son premier mandat, le nouveau pouvoir a relancé la décentralisation avec la création, en juin 2004, de 22 régions qui « sont à la fois des collectivités territoriales décentralisées et des circonscriptions administratives ». Les « chefs de région » sont provisoirement nommés par le Président de la République. Les moyens financiers et humains des collectivités locales ne sont pas encore définis. L’avenir des 6 provinces autonomes, en tant qu’entités administratives et politiques, semble incertain.
Situation économique
Après 25 ans de stagnation et d’appauvrissement, Madagascar a connu à la fin des années 90 une croissance forte, tirée par les exportations de la Zone Franche (le textile devenant le premier secteur d’exportation), mais qui ne s’est pas traduite par une amélioration sensible du niveau de vie. En paralysant l’activité, la crise de 2002 a provoqué une importante récession (-12,7 % en 2002).
La confiance dont bénéficient les autorités malgaches auprès des bailleurs de fonds s’est traduite par un soutien massif. Ce soutien financier leur permet de conduire une politique de grands investissements publics (dans les domaines prioritaires des infrastructures routières et de l’éducation) qui dynamise la croissance (+9,6% en 2003, +5,3% en 2004 et 4,6% en 2005). Le premier semestre 2004 a été marqué par une dépréciation de 50% de la monnaie nationale par rapport au dollar dont les conséquences (inflation et diminution du pouvoir d’achat des ménages) ont été durement ressenties.
Le gouvernement, suivant les recommandations du FMI, limite le déficit budgétaire et contient l’inflation. Mais le taux de pression fiscale reste relativement bas (moins de 10% en 2005) et les moyens de l’Etat seraient faibles sans l’aide extérieure. Les efforts de réforme, de développement social et de stabilisation macro-économique ont permis à Madagascar de franchir le « point d’achèvement » de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) en octobre 2004 et d’obtenir des annulations substantielles de sa dette extérieure (3,4 milliards de dollars sur 4,5 au total).
En juillet 2006, Madagascar a signé une nouvelle FRPC (facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance) avec le FMI.
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