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Rapport d’activités 2011 - Ingénierie, management et gouvernance des territoires

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I. Faits marquants de l’année 2011 

2011 fut une année de transition pour le département IMGT. Quatre des six programmes mis en œuvre en 2010 étaient en fin de projet ou de phase et ont bénéficié d’évaluations externes qui ont enrichi la réflexion du département. Outre le travail de formulation ou de négociation de nouvelles phases de ces programmes, le département a lancé en 2011 deux projets thématiques nouveaux sur l’eau et l’assainissement et sur la lutte contre l’exclusion urbaine. Enfin, cette année a permis d’amorcer l’évolution organisationnelle inscrite dans le POS avec le développement des activités de formation et la préparation des coordinations régionale en Afrique de l’Ouest et nationale à Madagascar prévues, respectivement, pour 2012 et 2013.

1. Quatre évaluations positives pour aller plus loin

Les deux programmes de coopération décentralisée CIDR-Picardie-Collines-Bénin et CIDR-Picardie-Diana-Madagascar, ainsi que le Programme de Développement Local urbain en Sava-Madagascar et la première phase du programme d’Appui Suisse à la Gouvernance Locale dans le Borgou-Bénin ont été évalués en 2011.

Malgré la diversité d’objectifs, de contexte et de modalités de l’appui du CIDR, ces évaluations externes ont été positives, insistant sur le caractère pilote et innovant des programmes dans certains domaines, comme par exemple :

L’intercommunalité est une des originalités des programmes IMGT/CIDR. Si les modalités diffèrent, la ligne directrice reste la même : développer la solidarité intercommunale, mettre en commun des compétences qu’aucune commune ne peut réunir, développer des logiques de concertation entre territoires. Désormais, sur plusieurs territoires soutenus par le CIDR, l’enjeu réside dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de projets de coopération intercommunales dépassant la seule solidarité et mutualisation de compétences entre communes.

La maîtrise d’ouvrage communale reste une des vocations premières des intercommunalités soutenues par le CIDR. Elle participe à construire chez le citoyen la reconnaissance de la nouvelle institution communale. Les résultats les plus positifs ont été obtenus en matière de planification participative, de maîtrise d’ouvrage technique et de mobilisation des ressources financières. Les principales difficultés demeurent sur les changements de comportement et de pratiques en matière d’entretien et de gestion durable des ouvrages.

La participation, animation territoriale et concertation entre populations et communes est une dimension essentielle des projets IMGT caractérisée par la mise à disposition « d’animateurs de territoire » pour animer des instances de dialogue entre population et commune de l’échelle du village/quartier à celle de la commune. Au-delà des dispositifs de soutien à la gouvernance, il s’agit de mieux apprécier et suivre les effets et changements pérennes dans les relations entre citoyens et communes.

La diversité de fonds de développement dans les programmes CIDR/IMGT est reconnue. Ces instruments financiers complémentaires sont destinés à soutenir les efforts des acteurs communaux, élus, associations locales ou opérateurs économiques. Quatre fonds correspondent à quatre types d’usage et de familles d’acteurs : (i) pour les investissements communaux, (ii) pour l’appui aux associations et aux dynamiques citoyennes locales, (iii) pour soutenir l’économie locale et les porteurs d’initiatives, (iv) pour renforcer les capacités des acteurs. Cette diversité de fonds dédiés est plutôt bien maîtrisée dans les programmes CIDR. Elle clarifie et facilite la mise en œuvre opérationnelle des interventions.

Faire, désormais, plus systématiquement « coup double »  ! Chacune à leur manière, en soulignant la qualité des dispositifs techniques des programmes IMGT, ces évaluations incitent, désormais, à aller plus loin. Elles encouragent les projets IMGT à dépasser les dimensions techniques liées aux infrastructures, à leur maîtrise, au fonctionnement des institutions, aux dispositifs de participation des populations pour travailler, de façon plus approfondie, sur le sens des activités et les changements de pratiques attendus. Cela de façon à favoriser les apprentissages et les effets de transformation au sein des sociétés. En d’autres termes, il s’agit de faire plus systématiquement « coup double » en menant habilement des opérations techniques pour en même temps déclencher – ou soutenir – des changements dans les sociétés. Au plan méthodologique, les outils de suivi évaluation des programmes IMGT traduiront cette approche en intégrant, davantage, la logique du changement social et politique à celle des résultats.

2. Deux nouvelles phases de programme formulées En 2011, les équipes IMGT se sont impliquées dans la formulation de deux nouvelles phases de programmes :

  • une nouvelle étape de la coopération décentralisée Picardie et Groupement Intercommunal des Collines-Bénin mettant l’accent sur la mise en œuvre de politiques intercommunales de développement économique ;
  • une nouvelle phase de la coopération Picardie-Diana insistant sur la déclinaison opérationnelle du schéma régional d’aménagement du territoire en matière économique, et sur le concept de pôles urbains autour de projets intercommunaux entre ville et campagne.

Le Programme de Développement Local Urbain de la sava (PDLU-Sava) -Madagascar s’est achevé fin 2011. Un projet d’appui aux communes urbaines de cette région est en cours de formulation. Une deuxième phase du programme d’Appui Suisse à la Gouvernance Locale (ASGOL) Borgou-Bénin est prévue en 2012. Le CIDR négociera avec l’association de communes du Borgou et la Coopération Suisse les conditions de son éventuelle implication.

3. Deux nouveaux projets thématiques lancés

Il s’agit d’un Programme d’Appui au Développement Social Urbain (PADSU) de Diégo-Suarez à Madagascar. Mené en collaboration avec l’ONG malgache Territoires et Développement, ce projet vise la mise en œuvre, à titre pilote, d’une politique communale de lutte contre l’exclusion urbaine dans six quartiers prioritaires. Il est cofinancé par l’Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre d’un projet « Fonds d’Innovation Sectoriel des ONG » (FISONG.)

Le second projet thématique concerne l’eau et l’assainissement et est destiné à l’association de communes d’Ambanja (UNICOSA) dans le cadre du programme PDPU-Picardie. Des politiques communales et intercommunale d’amélioration de l’accès à l’eau et l’assainissement doivent être définies et mises en œuvre autour d’un système d’information géographique ad hoc. Outre la région Picardie, ce projet thématique bénéficie de cofinancement de l’Agence de l’eau Artois-Picardie et du Ministère des Affaires étrangères français.

4. Une offre de formation IMGT enrichie

Après les cycles de formation « Gouvernance locale » en 2009 et « Planification communale » en 2010, le département a créé, en 2011, le cycle de formation « Améliorer la performance des communes ». Dix stagiaires du Bénin, Madagascar, Cameroun et Togo ont suivi ce stage à Autrêches. A l’instar de MECE, les modalités techniques et financières de la mise en place de coordinations régionales Afrique de l’Ouest et Madagascar ont été réfléchies et présentées à nos partenaires techniques et financiers au Bénin.

Publié le vendredi 19 octobre 2012

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