spacer
Centre International de Développement et de Recherche Logo CIDR Afrique  
 
 
 
Rubriques
Pays d'intervention
 
Pays d'interventions CIDR Afrique

Domaines de compétences
Ingénierie, management et gouvernance des territoires
Entreprises agricoles, filières et marché
Microfinance, entreprises et création d’emplois
Systèmes de santé et prévoyance sociale
Admin
Accès privé Accès webmail
Pièces-jointes Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police Imprimer cet article Enregistrer au format PDF Statistiques du site Plan du site Version texte de l'article Recommander cet article








Ce formulaire dispose d'un filtre anti spam :
cliquez ici pour générer un code de sécurité, puis recopiez le ci-dessous

Rapport d’activités CIDR 2009

 

Sommaire

I. Bilan général de l’année 2009

1. Evolution de la coopération au développement

Au niveau français, l’année 2009 a vu l’aboutissement de la réforme du dispositif de dialogue et d’appui aux ONG. Les ONG qui dépendaient les années précédentes de la Direction Générale de la Coopération Internationale au Développement (DGCID) au Ministère des affaires étrangères et européennes (MAEE), ont comme interlocuteur, depuis le début de l’année, l’Agence française de développement (AFD). L’AFD a créé en son sein une division du partenariat avec les ONG (DPO) qui assure l’interface de dialogue entre l’Agence et les ONG et gère le dispositif de financement et d’appui aux ONG. Gérant en 2009 les financements ONG pour le compte du MAEE, l’AFD exercera ces fonctions pour comptes propres à partir de 2010. L’année 2009 a été de ce fait à la fois une année de transition mais aussi une année de définition de principes et de règles de fonctionnement partagés. Le CIDR, en tant que « chef de file » des relations contractuelles AFD / Coordination SUD s’est fortement investi dans ce dialogue.

Au niveau européen, de profonds changements sont prévus au niveau des relations opérationnelles entre les ONG et la Commission Européenne. Dans ce contexte, les ONG se sont engagées dans une revue à mi-parcours du règlement financier, du budget et de l’évolution à moyen terme de ces instruments (processus dit de Palerme II). Pour la Commission Européenne, ce processus a pour but « d’augmenter l’efficacité des acteurs impliqués dans la coopération au développement » en particulier les organisations de la société civile (OSC) et les autorités locales et régionales (ALR). Le travail s’organisera autour de trois groupes de travail (rôles des OSC et des ALR dans la coopération, complémentarité et cohérence avec l’agenda d’Accra sur l’efficacité de l’aide et mécanismes d’acheminement de l’aide) et de trois thèmes transversaux (éducation au développement, autorités locales dans le développement, démocratie et droits de l’homme). Il est important dans ce processus, qu’en plus d’une mobilisation importante de leur part, les ONG puissent compter sur un appui renforcé de l’AFD et des représentants de la France au Comité des Etats membres.

Au niveau international, l’année 2010, est l’année de la revue à deux tiers parcours des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Le sommet de New York qui aura lieu la veille de l’Assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2010 portera plus spécialement sur l’accélération des progrès vers la réalisation de tous les OMD d’ici 2015. Alors qu’il ne reste que 5 ans, les résultats obtenus par certains pays laissent supposer que si plusieurs des objectifs seront atteints à l’échelle mondiale (accroissement de la scolarisation primaire, meilleure maîtrise du paludisme, élargissement de l’accès aux services de santé de base, accès croissant à l’eau), dans la dynamique actuelle, la plus grande majorité des OMD ne sera pas atteint et que l’Afrique sub-saharienne reste toujours la région la plus en retard. Ce constat risque malheureusement d’être aggravé par les effets de la crise financière et économique mondiale qui va avoir des impacts sur les populations les plus pauvres et les plus vulnérables.

2. Synthèse des activités des départements CIDR

a. Département « Ingénierie, management et gouvernance des territoires »

Conformément aux objectifs définis dans le programme 2009, les modes d’intervention sur le terrain ont été adaptés afin de mieux prendre en compte le processus de développement communal. Au Bénin, l’important effort de mobilisation et d’animation territoriale lors de l’élaboration des plans de développement s’est largement inscrit dans le dispositif communal. A Madagascar, l’accent a été mis sur la responsabilisation des communes urbaines et sur la mise en place d’une instance de dialogue régulier entre les quartiers et l’exécutif communal.

Les interventions du CIDR ont aussi évolué vers un soutien aux autres acteurs du développement local. Au Bénin, la place des femmes dans la gouvernance des territoires a été accrue. Les acteurs économiques de l’Alibori bénéficieront désormais d’un outil spécifique avec l’Agence de développement économique. A Madagascar, les associations de femmes et de jeunes dans les quartiers et dans le développement communal sont mieux reconnues, les programmes ont lancé une politique de soutien aux projets associatifs locaux.

En France, le département a pu s’ouvrir à d’autres acteurs, d’autres expériences en s’impliquant dans l’association F3E. Le plan d’orientation stratégique 2010-2014 du département a été rédigé. Un premier séminaire de formation s’est déroulé en France avec succès sur le thème de la « Gouvernance territoriale ».

Parmi les objectifs 2009, pas ou peu atteints, on notera l’absence d’un programme finalisé de recherche-développement et une production de documents de capitalisation inférieure aux ambitions affichées. L’essentiel du temps disponible a été consacré à la gestion et au suivi des programmes de terrain. La prospection vers de nouveaux pays, vers de nouvelles collectivités françaises comme partenaires techniques et financiers a été limitée.

b. Département « Entreprises agricoles, filières et marché »

Le département a continué à appuyer le renforcement de ses partenaires et celui de leurs plates-formes techniques ; il s’est également attaché à élargir ses domaines d’intervention et ses capacités d’intermédiation entre producteurs et marchés.

En Afrique de l’Ouest, cela s’est traduit par l’accompagnement d’une nouvelle organisation du travail au sein des trois plates-formes, la recherche conjointe de nouveaux partenariats et la définition d’un programme commun en Afrique de l’Ouest. S’appuyant sur des résultats positifs obtenus (hausse de 20 % du nombre d’ESOP crées, hausse de 50 % du nombre de producteurs sous contrats), le département et ses trois partenaires ont défini en fin d’année un programme régional conjoint pour la période 2011–2014. D’autre part, une réflexion entamée au Togo et au Bénin a permis d’élaborer les grandes lignes de ce que sera la démarche de responsabilité sociale et environnementale à laquelle devront adhérer les entreprises promues et appuyées. Les programmes en Ethiopie et à Madagascar se termineront pour leur part en fin 2010.

Si le fonds de « capital développement » des ESOP n’est toujours pas formalisé, les pistes de collaboration évoquées pour sa gestion et sa mise en œuvre n’ayant pas abouti, les possibilités de financement des ESOP se sont multipliées dans le cadre d’accords de partenariat noués avec des institutions de microfinance en particulier au Togo et au Bénin.

Afin de développer et de diversifier son portefeuille de projets, le département a formulé deux nouveaux programmes d’appui à la filière riz en partenariat avec des organisations professionnelles agricoles faitières, au Bénin, où l’action démarrera au début 2010, et en Côte d’Ivoire où le programme défini devrait démarrer dans le second semestre 2010. Le département avait d’autre part prévu de mener en 2009 deux études de faisabilité l’une au Ghana et l’autre à Madagascar (Région SOFIA). La réalisation de ces deux études a été repoussée à 2010.

c. Département « Microfinance, entreprises et création d’emplois »

Les projets et programmes du département en 2009 se sont développés autour de deux grandes orientations stratégiques : l’appui au développement de nouveaux produits qui devra favoriser la croissance aussi bien en portée qu’en volume de transaction des IMF partenaires et l’appui au professionnalisme et à la bonne gouvernance au travers un accompagnement de processus de fusions, regroupements et alliances commerciales et stratégiques et transformation en société par action.

Ainsi, des études ont été menées pour l’institutionnalisation de deux réseaux de CVECA, Macina-Tenenkou et Ségou en une seule IMF consolidée et pour l’extension du programme de crédit solidaire de Maroua et Garoua à la zone de N’Gaoundéré et sa transformation en « banque de microfinance pour les femmes du grand Nord du Cameroun ».

Là où des filières agricoles tirées par le secteur privé sont prometteuses en termes de valeur ajoutée, des produits ont été développés pour permettre aux IMF partenaires de pouvoir y générer un portefeuille d’activités significatif : c’est le cas en Tanzanie avec PRIDE, en Ethiopie avec OSCSCO, au Kenya avec WPS et au Togo avec WAGES.

D’une manière générale, la portée des réseaux a connu une croissance importante de plus de 40% en un an, alors que beaucoup de marchés de microfinance sont réputés saturés. Ce résultat est principalement dû à la stratégie de diversification en direction de clientèles mal desservies. Trois nouveaux projets ont été formulés en 2009 (au Mali, au Cameroun et à Madagascar), une prospection a été effectuée en Côte d’Ivoire et une étude d’opportunité a été entreprise au Rwanda.

En 2009, environ 70 hommes/jour d’études et expertises ont été fournis, principalement au FIDA pour contribuer au développement de programmes de finance rurale au Burkina Faso, Sénégal et Cap Vert. Un premier atelier de management des connaissances a été organisé en septembre 2009, réunissant tous les conseillers techniques et responsables de programme du département autour de partage d’expériences, d’outils et de leçons tirées sur les thèmes du « financement de chaînes de valeur agricoles » et de la « reconfiguration et fusion d’IMF ».

d. Département « Systèmes de santé et prévoyance sociale »

Au Bénin, les activités programmées ont globalement été réalisées. Le transfert de la responsabilité du programme au Réseau Alliance Santé a été finalisé. En Guinée, le démarrage des deux nouveaux produits, scolaire et maternité sans risque a connu plus de difficulté que prévu, et le transfert des capacités techniques à l’Union des Mutuelles de Santé de Guinée Forestière n’a été que partiel. Aux Comores, la mise en place de mécanismes de cofinancement par les migrants qui constitue un enjeu important a été reportée en 2010, avec le CERMES comme partenaire.

Au Kenya, même si la mise en place d’un produit à adhésion automatique pour les producteurs de café, n’a pas pu être effectuée durant l’année, la croissance des adhésions a été forte et l’autonomisation du réseau a été amorcée. En Ouganda, c’est l’avenir du réseau de Luweero et la viabilité du crédit santé qui reste encore à préciser. L’ensemble des activités prévues en Tanzanie a été réalisé, un partenariat a été négocié avec la fondation Elton John pour une meilleure prise en charge par les mutuelles des malades du SIDA.

Un nouveau programme au Tchad a vu le jour et son montage institutionnel a été négocié. De même l’étude de faisabilité approfondie du programme du Sénégal a pu être menée à bien, même si la décision des assureurs de s’engager dans le programme a pris plus de temps que prévu. L’identification de nouveaux programmes est un enjeu majeur pour le département. Une étude d’opportunité a été réalisée comme prévu au Togo, mais il n’a pas été possible de trouver des financements pour la réalisation de l’étude de faisabilité. Un accord a été conclu avec la FNF pour la réalisation d’une étude préalable eu Burkina Faso, mais sa réalisation se fera en 2010.

Parmi les objectifs 2009 en termes d’organisation, un effort important a été fait par le département au niveau de l’amélioration du suivi et de la planification des activités (outil de programmation réalisé, suivi des décisions prises, préparation des réunions). Par contre, la clarification des responsabilités entre le directeur du département et le responsable de programmes a besoin d’être encore précisée.

3. Plan d’orientation stratégique 2010-2014

Les deux premières étapes de la nouvelle planification stratégique du CIDR (analyse globale de l’environnement sectoriel et évaluation du portefeuille de projets et de la structure organisationnelle) ont été réalisées en fin d’année 2008. Ce premier travail a été complété par la réalisation d’une étude de perception du CIDR par ses partenaires et par l’organisation de deux séminaires : un séminaire d’analyse prospective et un séminaire sur la définition d’une politique de communication externe du CIDR.

L’année 2009 a permis la réalisation des trois autres étapes de la démarche de planification stratégique (formulation des priorités politiques, diagnostic de positionnement et définition des axes stratégiques des différents départements) ainsi que l’identification des implications organisationnelles et institutionnelles de ces choix. Sur ces bases, des plans stratégiques ont été élaborés pour chacun des quatre départements du CIDR.

Le plan d’orientation stratégique du CIDR est composé de plusieurs documents complémentaires :

- Un document de synthèse (Document cadre) qui présente l’évaluation des principaux résultats atteints au cours du plan d’orientation stratégique 2004-2008 ; la démarche mise en œuvre pour l’élaboration du nouveau plan stratégique ; les priorités politiques du CIDR pour la période 2010-2014 ; les axes stratégiques des différents départements ; les implications organisationnelles de ce plan.
- Quatre documents présentant pour chacun des départements du CIDR, les grandes lignes d’un diagnostic sectoriel ; les principaux résultats de l’auto-évaluation du plan d’orientation stratégique 2004-2008 ; le positionnement et les axes stratégiques retenus pour la période 2010-2014 ; le plan d’actions et le chronogramme 2010-2014.
- Un document « Implications organisationnelles et plan d’affaires ». Il présente les plans d’actions 2010-2014 au niveau des démarches transversales de partenariat et d’alliance, de management des connaissances, de communication externe et d’accompagnement managérial. Il décrit également les objectifs prévisionnels de croissance du CIDR (Plan d’affaires).



Rapport d’activités CIDR 2009
475.6 ko

» Art. suivant
 
Top! Top!