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Rapport d’activités CIDR 2011

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4. Systèmes de santé et prévoyance sociale

4.1. Contexte dans les secteurs et pays d’intervention

Les initiatives prometteuses de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest d’instaurer des régimes d’assurance maladie à vocation universelle (Burkina-Faso, Bénin, Mali) et les réflexions en cours dans d’autres pays (Côte d’Ivoire, Comores) ont peu progressé et ne sont pas entrées dans leur phase opérationnelle en 2011.

La tendance commune à ces pays est de donner la priorité au secteur formel des salariés et des agents de l’Etat en adoptant des systèmes centralisés à adhésion obligatoire et de laisser les non salariés (la majorité de la population) libre d’adhérer volontairement à des services de micro-assurance dont le prix dépasse la propension moyenne à cotiser de la grande majorité d’entre eux. De sorte que, même s’ils voient le jour dans les années à venir, ces régimes ne couvriront que très partiellement le secteur informel et agricole.

Au Bénin et au Burkina Faso, un arbitrage semble se dessiner en faveur d’une gouvernance centralisée de régimes d’assurance maladie dans lequel les mutuelles seront cantonnées dans un rôle de recrutement des assurés au même titre que d’autres organisations de la société civile, mais pourront proposer des prestations complémentaires.

Les évaluations des projets pilotes de gratuité sélective de soins (Burkina Faso, Mali, Niger, Guinée, Bénin) ont confirmé l’effet très positif de l’exemption de paiement sur le recours aux soins. Elles soulignent également les difficultés rencontrées lors de leur mise en œuvre à une échelle plus large. Elles se heurtent alors à la réalité tenace du sous-financement des systèmes de santé et de la faiblesse de leur gouvernance.

Avec un engagement prévu de 500 millions d’Euros d’ici à 2015, les programmes en faveur des mères et des enfants constituent encore une priorité de la Coopération en santé, en particulier pour la Coopération française.

Les effets de la crise économique sur la croissance des pays d’Afrique de l’Ouest et l’impact du renchérissement des ressources énergétiques ont pesé sur le pouvoir d’achat des populations dans les pays d’intervention du département.

Les pays d’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda et Tanzanie) ont mieux résisté à la crise, et les systèmes de micro-assurance ont poursuivi leur forte croissance.

A plus long terme, les effets de la crise économique et financière ont amené les décideurs politiques à repenser le concept de la protection sociale en des termes nouveaux. La protection sociale en général et l’assurance maladie en particulier étaient jusqu’ici considérées comme un droit peu soumis à la disponibilité des ressources. Elles tendent de plus en plus à être intégrées dans des programmes de soutien à la croissance des pays, ce qui va conditionner leur capacité de développement aux résultats des politiques économiques mis en œuvre.

Le financement de la couverture maladie du secteur informel et agricole va donc rester un défi difficile à relever puisqu’il est maintenant admis que des ressources financières importantes doivent compléter l’effort contributif des assurés alors que celles-ci sont devenues de plus en plus difficiles à mobiliser.

4.2. Evolution des activités du département

En 2011, les programmes du département ont touché un peu plus d’un million d’habitants, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2010 au travers de 160 mutuelles ; en Guinée, 28 mutuelles (32 221 bénéficiaires), soit respectivement 8 % et 60 % de croissance ; au Tchad, cinq mutuelles ont été mises en service avec 10 664 bénéficiaires ; en Afrique de l’Est et aux Comores, une augmentation de 36 % des effectifs a été constatée.

4.2.1. Professionnaliser la gestion des systèmes de micro-assurance santé

a. Mise à niveau des services techniques des réseaux existants

Aux Comores, le Service Commun de Gestion (SCG) de la FENAMUSAC (Fédération Nationale des Mutuelles de Santé aux Comores) gère par délégation tous les produits proposés par les mutuelles (suivi des adhésions, émission des cartes, paiement des prestataires, suivi du risque comptable et financier). Au cours de l’année, un travail important a été réalisé pour doter le SCG de manuels de procédures adaptés et d’outils informatiques standardisés. Un manuel de délégation de gestion du paiement des prestataires au SCG a été élaboré dans le cadre d’une démarche de management des connaissances. Son professionnalisme localement reconnu et sa gestion efficiente devraient lui permettre de négocier la délégation de gestion d’autres types de mécanismes de financement de la santé (fonds d’achat de la performance…).

L’articulation entre microfinance et micro-assurance en marche aux Comores

Aux Comores, sur l’île d’Anjouan, une expérience innovante d’articulation de la micro-assurance avec une institution de microfinance a été mise en œuvre. Le SCG de la Fédération (FENAMSCOM) a proposé à l’Union des SANDUK d’Anjouan de couvrir ses emprunteurs contre le risque maladie en créant sa propre mutuelle. L’Union des SANDUK a vu l’intérêt de couvrir tous les emprunteurs contre les maladies graves dont ils ne peuvent pas toujours payer les soins ou dont le financement hypothèque le remboursement de leur crédit. Gérant déjà une assurance décès emprunteur (très excédentaire) moyennant un prélèvement de 1 % du crédit octroyé, elle a accepté d’ajouter cette garantie maladie, sans majoration du coût du crédit. En cas d’hospitalisation, les emprunteurs de cette IMF sont couverts moyennant une cotisation annuelle de 10 € payée par l’IMF. La décision prise par l’IMF de couvrir automatiquement tous les emprunteurs a permis de réduire le coût de la garantie. Pour la Fédération, le produit offert, à 5 555 francs comoriens par personne et par an, contribue à faire connaître la micro assurance à un large public.

En Ouganda, une mission a été réalisée en juillet afin d’appuyer l’ONG SHU dans la mise en place d’un système d’information complet et dans la définition des logiciels informatiques de traitement des données.

En Guinée, sur la base du niveau de maîtrise des fonctions attribuées à un CPG, la distinction claire entre les fonctions promotionnelles non durables et les fonctions techniques durables a permis de (i) bâtir un plan de renforcement des capacités des membres de l’UT, (ii) de revoir l’organigramme en créant une fonction d’auditeur interne distincte de celle de chargé du suivi de la gestion du risque.

b. Mise en place de Centres de Promotion et de Gestion (CPG) dans les nouveaux programmes

Au Sénégal, l’année 2011 a vu l’installation du premier centre technique de gestion professionnel avec l’ouverture du Pool Micro-Assurance Santé (PMAS) à Dakar. Il dispose de personnel issu du monde de l’assurance à qui une formation en micro-assurance a été délivrée. Il utilisera dès le lancement des souscriptions le logiciel développé par le CIDR. Un référentiel de processus a été élaboré. Les assureurs se sont appropriés la démarche : ce sont eux qui encadrent totalement le travail du PMAS et participent à son fonctionnement. Les six assureurs membres du pool PMAS ont avancé chacun 3 millions FCFA au PMAS.

Au Tchad, un kit complet d’outils standardisés pour les opérations d’affiliation a été développé. Il est utilisé dans les trois régions. La constitution complète de l’équipe du CPG a été réalisée en 2011 et a bénéficié de formation intensive.

Trois cellules d’appui aux mutuelles (CAM) ont été mises en place dans les trois régions où intervient le programme. Le CPG intervient en appui à chaque CAM en modulant les appuis selon le contexte spécifique de chaque CAM. 

4.2.2. Diversifier les modes de financement et de consolidation financière de la micro-assurance santé

a. Mise en œuvre de mécanismes de cofinancement par des organismes mutualistes du Nord

Les résultats de la démarche engagée auprès de la CCMO, mutuelle de l’Oise, pour mettre en place un cofinancement durable de l’UMSGF en Guinée ne devraient être connus qu’en 2012. La demande porte sur l’octroi d’un cofinancement sur une période de cinq ans couvrant les frais d’administration de l’Union non couverts par l’apport en cotisations.

Les contacts ont été maintenus avec la FNMF à qui une note d’opportunité portant sur la mobilisation des mutuelles membres de la Fédération pour le soutien au mouvement mutualiste émergent en Afrique a été introduite.

b. Mise en œuvre de mécanismes de cofinancement des cotisations par les migrants

Le CIDR promeut des organisations mutualistes aux Comores et Sénégal, deux pays dont sont originaires de nombreux migrants travaillant ou installés en France. Ces migrants sont régulièrement sollicités pour envoyer de l’argent à leur famille restée au pays. Un travail de recherche a été engagé avec le CERMES pour étudier la faisabilité d’un mécanisme sécurisé de financement des cotisations des mutuelles par les migrants. Des enquêtes auprès des Comoriens de France ont été réalisées. L’analyse des données conclut à un intérêt de plus de 70 % des enquêtés à cotiser pour la couverture des personnes restées à leur charge aux Comores. Le mécanisme de prise en charge a été dessiné. Les deux principales contraintes à relever sont l’organisation des Comoriens de France dont les associations sont très dispersées, et la prise en charge des évacuations sanitaires dans les pays de la sous-région demandées par les souscripteurs potentiels.

c. Cofinancement des dépenses du SIDA

La fondation Elton John (EJAF) a accepté de financer les dépenses des malades du SIDA actuellement prises en charges par le Fonds communautaire CHIF à Kyela en Tanzanie. Au cours de l’année, des enquêtes ont été réalisées pour estimer le coût de cette prise en charge. Les données ont été collectées. Les procédures d’audit des cas et de facturation par les hôpitaux préservant l’anonymat des patients ont été élaborées. Les prises en charges se feront au cours du premier trimestre 2012.

Autre mode de financement de la micro-assurance santé : un partenariat réussi entre une entreprise privée et un système de micro-assurance maladie

Bioland, installée dans le district de Kyela depuis de nombreuses années, est une entreprise de négoce d’un cacao biologique très recherché et compétitif. Lors de l’étude de faisabilité du redémarrage du CHF dans le district de Kyela, Bioland a proposé au CIDR de cofinancer la prime de planteurs de cacao et de leur famille, qu’ils vendent ou non leur production à l’entreprise, et d’utiliser ses comptoirs d’achat pour la collecte sécurisée des cotisations. La constitution d’une association autonome a été la seule condition posée par l’entreprise à son partenariat. Le district a marqué son accord pour la création d’une association gouvernée par les membres. Un produit très attractif couvrant toutes les formations sanitaires publiques et confessionnelles du district a pu être proposé au prix d’un euro par personne (de plus de cinq ans) et par an. Le cofinancement de l’entreprise a permis un démarrage rapide des adhésions. En un an, 15 000 assurés ont été enregistrés. Ces effectifs sont généralement atteints dans un délai plus long en l’absence de cofinancement ou d’un système de collecte de cotisation aussi performant. Les retours du partenariat de Bioland sur son image de marque sont déjà perçus. L’impact sur son chiffre d’affaire est à suivre.

4.2.3. Promouvoir avec d’autres acteurs une offre de soins de qualité adaptée aux besoins des systèmes de micro-assurance

a. Contractualisation de la qualité et suivi des contrats

Dans tous les programmes, les mutuelles ont négocié des dispositions standard portant sur la qualité perçue des soins (disponibilité en médicaments, bon accueil des mutualistes et arrêt des pratiques parallèles, en particulier). Le respect des contrats qui dépend en grande partie de l’engagement des ministères de la Santé est variable d’un pays à l’autre.

C’est en Guinée que la qualité des soins pose le plus de problèmes. L’autorisation accordée par la Direction Régionale de la Santé de l’ouverture d’un dépôt pharmaceutique pour pallier les ruptures chroniques de médicaments dans les services de l’Etat a été remise en cause par le niveau central. Les contrats de performance par lesquels les mutuelles indemnisaient le personnel soignant pour les charges de gestion supplémentaires liées au tiers-payant ont été suspendus. Les évacuations sanitaires des femmes enceintes ont continué à être prises en charge par l’UMSGF ainsi que les consultations prénatales en stratégies avancées. La participation du directeur de l’Union aux comités de suivi des contrats avec les agents mutualistes a été effective et a permis de réduire les prescriptions externes des médicaments, pratique qui favorisait les pharmacies privées au détriment des mutuelles.

Aux Comores, la FENAMUSAC a poursuivi sa stratégie de diversification des prestataires. Sept nouveaux contrats ont été signés en 2011, avec des formations sanitaires privées (six) ou parapublique (un). Les formations non publiques représentent aujourd’hui la moitié (32) des 65 formations conventionnées avec la FENAMUSAC. A défaut d’obtenir une qualité technique de soins toujours acceptable, les mutualistes bénéficient avant tout d’une meilleure qualité perçue. La plupart des mutuelles prennent en charge les médicaments prescrits dans les pharmacies privées (le plus souvent à 50 %). Sept conventions ont été évaluées et l’audit médical d’un service public de santé a été réalisé. Ceci a permis au programme de mener un dialogue avec le projet PASCO (Projet d’Appui aux Services de Santé aux Comores) et l’ONG ID (Initiative et Développement) pour amplifier l’approche performance basée sur la qualité prestations des services de santé.

En Tanzanie, les dispositions du protocole d’accord prévoient l’allocation de 47 % du Matching Fund – fonds dédié - (soit 23,5 % des cotisations collectées) pour améliorer la qualité des soins dans les services publics. Le premier versement du Matching Fund devrait intervenir en 2012. La prise en charge à 100 % des médicaments prescrits par les services publics dans les pharmacies privées est effective et contribue à améliorer la qualité de la prise en charge. Les factures correspondantes prépayées sont remboursées par les services de santé prescripteurs, ce qui permet de maintenir le montant de la cotisation à un niveau abordable.

b. Coopération avec des organismes d’appui à l’offre de soins

Aux Comores, la coopération s’est poursuivie entre le programme de promotion des mutuelles et le PASCO qui appuie la réhabilitation physique des services de santé sur l’île d’Anjouan et soutient leur financement grâce à la mise en place d’un fonds d’achat de la performance. Fin 2011, le PASCO a proposé de confier au SCG de la FENAMUSAC l’achat des prestations financées par ce fonds.

Au Tchad, les contacts pris fin 2010 avec des organismes d’appui à l’offre publique de soins ne se sont pas concrétisés en 2011. A la demande de l’AFD, le CIDR aura toutefois l’opportunité en 2012 de définir un programme conjoint avec l’ONG tchadienne BASE associant un volet renforcement de l’offre de soins pris en charge par cette ONG avec la promotion de mutuelles dans la province du Logone Occidental par le CIDR.

4.2.4. Insérer les systèmes de micro-assurance santé dans les dispositifs nationaux de protection sociale

a. Articulation des approches mutualistes avec des financements publics en Afrique de l’Est

C’est en Afrique de l’Est que l’intégration des systèmes de micro-assurance participative aux dispositifs nationaux de protection sociale offre le plus de perspectives.

En Tanzanie, un protocole d’accord a été signé avec le District de Mbozi pour répliquer le modèle mis en place à Kyela. Cet accord permet la reconnaissance des SMHIS, avec l’évolution de leur réseau en une association de district qui prendra le nom de CHIF. Le NHIF qui est en charge de la gestion du CHF souhaite faire évoluer le système national vers un système assurantiel. C’est pourquoi le NHIF souhaite évaluer le modèle CHIF. Les conclusions de l’évaluation constituent un préalable avant de prendre la décision d’étendre le modèle à d’autres districts de la Région de Mbeya.

Au Kenya, les contacts avec le NHIF se sont poursuivis. Un accord de principe a été obtenu pour commissionner le réseau de Nyeri pour les activités de distribution du produit NHIF, ce qui constitue une étape importante dans l’articulation des systèmes communautaires avec ce Régime National d’Assurance Maladie.

b. Intégration de la promotion des mutuelles dans les dispositifs gouvernementaux d’assurance maladie universelle en Afrique de l’Ouest

La Guinée ne s’est pas encore engagée dans la définition d’un régime d’assurance maladie à vocation universelle, tandis que le Sénégal a opté pour la création de mutuelles par secteur d’activités (agriculteurs, salariés des entreprises, etc.). Au Burkina Faso, la réforme des systèmes d’assurance maladie a peu avancé, et leurs schémas directeurs qui doivent se prononcer sur le panier de soins qui sera proposé et les instances en charge de son financement, de sa gestion et de son contrôle, ont peu avancé. Des négociations avec les réseaux de mutuelles sont en cours. Les décisions finales doivent être prises avant que le département ne les appuie.

4.2.5. Le département a complété ses domaines d’expertise, standardisé ses modes opératoires et diversifié ses partenariats stratégiques et financiers

Le département a repris le développement du logiciel confié au développeur Manobi. Le logiciel mis à disposition du PMAS au Sénégal est en cours de test et les derniers paramétrages seront achevés début 2012 pour être installés dans d’autres programmes.

La dynamique de management des connaissances initiée en 2010 s’est poursuivie en 2011 aux Comores, en Tanzanie et au Sénégal. Dans ce cadre, différents manuels de procédures ont été élaborés (manuels de délégation de la gestion des produits aux Comores, manuel de distribution de produits de micro-assurance au Sénégal).

Le recrutement d’une stagiaire pour la formalisation des outils de gestion de la micro-assurance du département a été effectué et un outil de gestion des adhésions élaboré.

Deux séminaires de formation, sur le rôle que peuvent jouer les mutuelles pour atteindre la couverture maladie universelle, ont été réalisés en juin et en décembre en partenariat avec l’ANMC pour un total de quinze participants.

La mission prévue en octobre en RDC qui devait définir les termes d’un partenariat entre l’ANMC et le CIDR portant sur l’appui à la mise en place de CPG dans les différentes provinces du pays a du être reportée à 2012. Un partenariat opérationnel a été initié avec l’ONG CARE au Cameroun dans le cadre de la préparation du démarrage du programme « Chèque Santé ».

III. Evolutions organisationnelles

1. Démarche de partenariat et d’alliance

La démarche de partenariat et d’alliance du CIDR a continué à se développer en 2011. Des partenariats déjà initiés ont été poursuivis et approfondis ; de nouveaux ont pu être noués, notamment avec des opérateurs spécialisés du Sud et du Nord.

Un partenariat stratégique pour une coopération Sud-Nord-Sud
Aux côtés de l’ONG PAMIGA, le CIDR a œuvré au développement d’un partenariat stratégique avec une ONG indienne, BASIX India, spécialiste en services financiers, AgBDS et développement institutionnel. Les nombreux échanges au cours de l’année ont permis de développer le concept d’une coopération Sud-Nord-Sud impliquant CIDR/PAMIGA, le Groupe BASIX et des acteurs africains. Ce partenariat a pour objectif la promotion des « moyens d’existence » (livelihood) des populations pauvres en Afrique Sub-Saharienne, approche holistique développée en Asie du Sud et plus particulièrement en Inde et d’inspiration gandhienne. Ce partenariat sera basé sur un partage de savoir entre opérateurs techniques et de travaux de recherche-action. Les actions sur le terrain s’appuieront sur des écoles de livelihood, des projets et programmes spécifiques dans des pays et des travaux conduits avec des universitaires et des académiques. Des contacts pour mobiliser des ressources d’amorçage ont été pris avec des bailleurs intéressés par une telle innovation (SDC, Fondation FORD, UNCDF). Un atelier de formulation a été organisé à Berne en fin d’année pour définir collectivement un premier document conceptuel, support à une demande de financement auprès de la SDC pour une phase pilote de cinq à six ans.

Egalement dans le cadre de ce partenariat, le département « Microfinance, Entreprises et Création d’Emplois » a mené quatre missions de formulation de propositions à Microlead 2 (facilité de 23 M $, financée par Mastercard Foundation et cofinancée et gérée par UNCDF) au Rwanda, Tanzanie, Ghana et Cameroun.

Au Nord, le CIDR a mobilisé des organisations spécialisées pour contribuer à une meilleure qualité d’appui et d’expertise dans le cadre de ses programmes. Ceci a par exemple était le cas avec des organisations professionnelles agricoles, le Centre Français du Riz. L’objectif des échanges est en effet de créer un lien entre les riziculteurs français et les riziculteurs mobilisés par le CCR-B au Bénin. 2011 a permis une première approche qui devrait déboucher en 2012 sur des visites d’échange. La coopération avec les acteurs mutualistes du Nord, la FMNF et l’ANMC, s’est également poursuivie.

Le CIDR a renforcé son partenariat avec le CERMES dans le cadre de travaux de recherche et développement pour la mise en œuvre de mécanismes de cofinancement des cotisations par les migrants. Ce partenariat a également permis de concevoir et mettre en place un système de suivi de l’impact des mutuelles sur la réduction de la maternité maternelle en Tanzanie. Une enquête situationnelle (ex ante) a été réalisée et analysée et une équipe dédiée a été formée. Aux Comores, une mission a permis de mettre en place un système de mesure d’impact sur la Grande Comore.

Une réflexion a été initiée sur les opportunités de partenariats dans le cadre d’actions de responsabilité sociale et environnementale des entreprises, notamment par des échanges avec l’Association RSE et Développement. Des contacts ont été pris pour présenter le programme en Côte d’Ivoire à des entreprises. Malgré l’intérêt exprimé, aucun partenariat n’a pu être noué en 2011.

Le CIDR continue son implication dans les instances représentatives des ONG de développement en France en étant membre du conseil d’administration de Coordination Sud et du F3E.

Enfin dans le cadre de sa stratégie de partenariat et d’alliance, le CIDR est membre du réseau Alliance Internationale de Développement et de Recherche (AIDR). En 2011, le sociétariat de l’AIDR s’est élargi à 20 membres, avec l’adhésion de l’ONG ASMADE du Burkina Faso et l’ONG CONGAT du Togo. Les premières étapes pour la constitution de plates-formes pays ont été initiées. Un des temps forts de l’AIDR en 2011 a été l’organisation d’un forum sur le développement économique local en octobre qui a regroupé plus d’une centaine de participants. Le thème du forum était « A nouveaux enjeux, nouvelles approches et pratiques du développement économique local en Afrique ». Y ont été abordés : (i) le rôle des collectivités locales dans la promotion du développement économique de leur territoire ; (ii) le développement des économies agricoles et le financement des chaînes de valeur ; (iii) la création d’emplois dans les villes intermédiaires et les quartiers populaires des grandes agglomérations.

2. Démarche de management des connaissances

L’accompagnement des départements a eu pour enjeu principal d’opérationnaliser et d’étendre la portée des démarches de management des connaissances. Un bilan des activités 2010 a été fait avec chaque département et les programmes 2011 ont été formulés début 2011. Cet accompagnement s’est ensuite traduit par la mise en place d’un suivi trimestriel et par la systématisation de la formation au management des connaissances des conseillers techniques en préparation au départ (six personnes formées).

Plusieurs programmes ont lancé en cours d’année des démarches de management des connaissances :

  • Dans le département « Ingénierie, Management et Gouvernance des Territoires », un travail important de capitalisation sur le processus d’accompagnement à la mise en place d’une fiscalité locale a été mené par le projet Sava.
  • Le département « Entreprises Agricoles, Filières et Marché » avait bâti son programme 2011 de management des connaissances sur des projets d’actions pays ou régionaux qui n’ont pu être mis en œuvre au rythme espéré. Le département a cependant rédigé un programme d’activités de management des connaissances sur cinq ans dans le cadre du programme régional sur l’Afrique de l’Ouest.
  • Au niveau du département « Microfinance, Entreprises et Création d’Emplois », la standardisation des documents a avancé au niveau des SACCO. Des documents d’appui institutionnel ont pu être finalisés ; un manuel de procédures de contrôle interne et un document sur les indicateurs de performances sociales ont été rédigés. Le travail des conseillers techniques a également permis de capitaliser sur les Rural Saving and Credit Facilities en Afrique de l’Est, sur les fusions d’IMF au Tchad et au Mali, sur le financement des chaînes de valeur, et sur le renforcement des caisses d’épargne et de crédit au Cameroun.
  • Le département « Système de Santé et Prévoyance Sociale » a produit un manuel référentiel des fonctions opérationnelles d’un CPG au Sénégal. Un conseiller technique a établi une synthèse des pratiques en matière de marketing. Des outils de « gestion des adhésions » et de calcul des cotisations ont été développés et seront finalisés en 2012. La démarche de « gestion déléguée du paiement des prestataires » a été formalisée.

La reprise des publications en 2011 s’est traduite par un doublement de l’audience moyenne par jour sur le site Ungana de management des connaissances. L’audience moyenne qui était de 12,11 visiteurs par jour en 2010 est passée à 24,33 par jour en 2011. En vue de l’ouverture plus large du site, le travail de validation des documents actuellement en ligne a continué. Plus de la moitié des documents ont été validés. Une formation des nouveaux utilisateurs d’UNGANA est maintenant systématisée. De plus en novembre, l’AIDR a organisé à Lomé une formation d’une semaine en management des connaissances pour les cadres des structures membres. Elle a regroupé quinze participants venant de six structures membres de l’AIDR du Bénin et du Togo.

Le CIDR a également travaillé en 2011 pour structurer une offre de renforcement des compétences. Deux séminaires ont été organisés par le département « Systèmes de santé et prévoyance sociale », en juin et novembre, comptant respectivement huit et quatre participants. Un séminaire sur « l’amélioration de la performance des communes » a été organisé par le département « Ingénierie, management et gouvernance des territoires » en octobre et a rassemblé dix personnes.

3. Démarche de communication externe

La cellule de communication au CIDR, composée de membres du CIDR et de personnes ressources extérieures constituée en 2010, s’est réunie cinq fois en 2011.

Elle a suivi, entre autres, l’élaboration d’une nouvelle charte graphique : un nouveau logo a été créé pour le CIDR, en cohérence avec l’identité et les intentions du CIDR. Cette nouvelle identité visuelle a été déclinée sur les différents supports de communication (cartes de visite, rapports d’activité, présentations). Fin 2011, son application sur le site internet était en cours.

Le CIDR a souhaité se doter d’une banque d’images et de textes afin de référencer les supports de communication disponibles et de les rendre accessibles à l’ensemble des salariés du CIDR (siège et terrain). Ce chantier lancé fin 2010 s’est poursuivi en 2011. Plus de quarante textes et images ont été référencés. L’ouverture de la banque à l’ensemble des salariés est prévue pour 2012. Des documents de présentation du département « Ingénierie, Management et Gouvernance des Territoires » ont été élaborés et devraient être finalisés en 2012.

Deux films ont été réalisés sur les programmes : un sur le programme avec le CCR-B et ETD sur le riz au Bénin et un sur le thème de la finance rurale et du financement des chaînes de valeur agricole en Tanzanie.

Une des activités de communication prévues était la présentation du plan d’orientation stratégique 2010-2014 dans les pays du Sud. Une présentation a été faite en Tanzanie en décembre auprès d’environ quarante personnes, notamment des bailleurs et ONG de développement qui ont manifesté un fort intérêt.

Le CIDR a également célébré son cinquantenaire. Cet anniversaire du CIDR a été l’occasion de rassembler l’ensemble des personnes qui ont construit le CIDR depuis sa création à Autrêches. Au cours de ce temps convivial, chacun a pu échanger autour d’une exposition sur les innovations du CIDR. Cette dernière servira de support à un livre sur « 50 ans d’histoire(s), d’innovations, de partenariat », qui sortira en 2012.

4. Démarche d’accompagnement managérial

Le Pacte Managérial du CIDR a été élaboré en 2010. Il a été validé par le comité exécutif et le conseil d’administration au premier semestre 2011. Depuis, chaque nouveau collaborateur arrivant au CIDR a eu un temps d’échange avec le directeur de département et la directrice exécutive pour comprendre ce pacte, qui reprend les valeurs, les missions et plus values des différentes catégories de personnel et les modalités de pilotage du CIDR.

Des travaux complémentaires ont été initiés pour approfondir le concept de « coordinations régionales ». Les départements « Microfinance, Entreprises et Création d’Emplois » et « Ingénierie, Management et Gouvernance des Territoires » ont affiné les objectifs et modalités de mise en place de ces coordinations, leurs rôles et responsabilités ainsi que leur business plan.

Le conseil d’administration a été renouvelé en septembre. Suite à l’élection d’une nouvelle présidente, Cécile Fruman, pour succéder à Nicolas Béroff, un travail a également été mené sur l’articulation entre la nouvelle présidence et l’exécutif, et sur les modalités de fonctionnement. Le bureau nouvellement constitué suite aux élections en septembre joue un rôle plus dynamique en appui à la présidente et à la directrice exécutive.

IV. Programme d’activités 2012 

1. Ingénierie, management et gouvernance des territoires

1.1. Activités du département

Les principales activités relatives à l’organisation seront la mise en place d’une coordination régionale Afrique de l’Ouest et la préparation de la coordination nationale à Madagascar prévue en 2013.

Les activités de recherche et développement porteront sur la gouvernance territoriale du développement économique local et sur la mobilisation et diversification des ressources financières communales.

En termes de management des connaissances, le département s’est fixé de formaliser ses pratiques pour mieux les diffuser auprès des partenaires locaux (atelier bilan annuel par programme, production de documents de capitalisation). Deux séminaires de formation seront dispensés sur les thèmes « Améliorer la performance des communes » en juillet et « la promotion du développement économique local » en octobre.

En termes de communication, le département finalisera des documents de présentation des programmes et du département et diffusera une newsletter interne.

Le département se rapprochera d’universités en Picardie et en Ile de France ainsi que de Conseils régionaux et généraux.

1.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Formulation d’un projet avec le Conseil Régional d’Aquitaine à Itasy (Madagascar)
  • Développer un partenariat avec le Conseil Général des Yvelines dans le Mono (Bénin)
  • Conception avec l’ONG malgache partenaire T&D d’un programme en Sava sur l’eau et l’assainissement (Madagascar).
  • Conception d’un programme sur l’égalité homme-femme au Bénin
  • Réalisation d’une étude d’opportunité/faisabilité en Cote d’Ivoire.

2. Entreprises agricoles, filières et marché

2.1. Activités du département

Le département s’organisera afin de répondre aux deux enjeux principaux pour 2012, qui sont l’accompagnement de la croissance de la portée des plates-formes nationales en Afrique de l’Ouest et l’implication plus forte des organisations professionnelles agricoles dans le développement des filières. Il renforcera donc l’implication des conseillers techniques dans les orientations et la stratégie de partenariat du département et affinera ses outils de suivi des résultats et d’évaluation d’impact.

Les activités de recherche et développement porteront sur la mise en place du fonds d’investissement (finalisation du plan d’affaires, création de la SA, mise en application du code de financement, mobilisation d’investisseurs, organisation des comités de décision).

Le département renforcera ses activités de management des connaissances en capitalisant sur le processus d’appui aux organisations professionnelles faitières, en standardisant les outils d’appuis aux ESOP, en formalisant les critères de RSE des entreprises appuyées par les plates-formes. Une méthodologie de mesure de l’impact des ESOP sur les producteurs sera finalisée et mise en œuvre.

Le département approfondira ses échanges avec des organisations professionnelles agricoles et collectivités au Nord, telles que le Centre Français du Riz, et se rapprochera d’investisseurs du Nord et du Sud.

En termes de communication, sont prévues une présentation du plan d’orientation stratégique CIDR en Côte d’Ivoire et la diffusion du film avec le CCR-B et ETD.

2.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Recherche de partenaires et mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités de Centres de Services Agricoles dans la région Sofia, pour y dynamiser les filières agricoles et halieutiques (Madagascar).
  • Formulation d’un programme sur la filière soja en Cote d’Ivoire.
  • Formulation d’un programme régional à l’appui au Cadre Régional de Concertation des Organisations de Producteurs Rizicoles (CRCOPR-ROPPA), en menant des actions au niveau régional et des organisations faitières nationales.

3. Microfinance, entreprises et création d’emplois

3.1. Activités du département

L’enjeu de l’année est à la fois de développer la coordination régionale Afrique de l’Est et d’assurer la passation entre l’actuel et le futur directeur de département à mi-année.

Les thèmes de recherche-développement porteront sur les deux produits phares du POS : le financement des chaînes de valeur agricoles et agroalimentaires, et le financement des TPE/PME.

Le département développera son offre de formation avec (i) l’élaboration d’un cours sur le processus du financement des chaînes de valeurs (identification, développement de produits, distribution, financement, management du risque, suivi-évaluation, impact) ; (ii) un module sur la modernisation des SACCO et (iii) l’extension rurale.

Des outils seront standardisés sur l’évaluation et la notation des IMF dans le processus de sélection des partenaires.

Le département mettra en œuvre le partenariat avec le groupe BASIX, approfondissant ainsi la collaboration opérationnelle. Il se rapprochera également de groupe industriel ou financier du Nord pour tisser un partenariat.

Le département participera aux conférences, réseaux et rédigera des articles sur ses thèmes d’expertise que sont le financement des MPE et la création d’emplois en Afrique.

3.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Lancement d’un programme de réplication de RSCF avec l’association professionnelle AEMFI en Ethiopie (dans le cadre du programme FIDA RUFIP).
  • Mise en œuvre d’un programme d’appui à la modernisation des SACCO au Kenya (dans le cadre du programme FIDA PROFIT).
  • Mise en œuvre d’un programme d’appui à trois IMF, aux SACCO de secteurs, via l’association professionnelle AMIR et formation des superviseurs de la BNR au Rwanda (Microlead 2).
  • Elaboration d’un nouveau programme en Côte d’Ivoire sur le financement des MPE.
  • Etude de faisabilité pour un programme de création d’institution de crédit solidaire pour les femmes de N’Djaména au Tchad.

4. Systèmes de santé et prévoyance sociale

4.1. Activités du département

Pour l’année 2012, le département se fixe comme objectif global la maîtrise de son développement et retient les objectifs prioritaires suivants :

  • Les centres de gestion des réseaux promus par le département seront formés pour être mis au standard professionnel, avec, entre autres, la mise en service du logiciel, qui aura été finalisé en début d’année.
  • Un nouveau séminaire sera organisé sur le rôle de la micro-assurance santé dans l’amélioration de l’accès à des soins de qualité.
  • L’intégration de la démarche de management des connaissances sera poursuivie dans deux autres programmes (Tchad et Sénégal).

En termes de partenariat, le département continuera ses démarches de diversification de ses partenariats, qu’ils soient financiers en direction des entreprises et des fondations privées ou technique avec des ONG du Sud.

4.2. Formulation et mise en œuvre de nouveaux programmes

  • Lancement du programme chèque santé au Cameroun ;
  • Démarrage d’un programme régional de Centre Ressources en Afrique de l’Est, en partenariat avec les réseaux nationaux de micro-assurance (Kenya, Tanzanie, Ouganda) ;
  • Démarrage d’un nouveau programme de partenariat innovant pour la promotion de la micro-assurance dans la commune de Lomé (Togo)
  • Formulation et lancement d’un nouveau programme de couverture maladie des planteurs de cacao (Côte d’Ivoire).
  • Formulation d’un programme de centre ressources (République Démocratique du Congo).

5. Démarches organisationnelles

5.1. Démarche de partenariat et d’alliance

La formalisation de la conception du partenariat pour le CIDR sera la première étape en vue de définir une stratégie globale de partenariat et d’alliance. Cette stratégie se basera également sur une analyse des objectifs de partenariat et d’alliance de chacun des départements et l’identification de deux ou trois partenariats emblématiques qui couvriront l’ensemble de la stratégie CIDR. Le partenariat avec BASIX sera la principale alliance stratégique et opérationnelle formalisée en 2012.

Le CIDR continuera son appui au renforcement et à la structuration du réseau AIDR, avec notamment la définition du plan stratégique 2012-14 sur la base de l’évaluation du précédent POS, l’élargissement du sociétariat et la poursuite du travail sur les « plates-formes nationales AIDR » et de management des connaissances.

5.2. Démarche de management des connaissances et de renforcement des compétences

Les activités de management des connaissances seront toujours menées par les départements et le CIDR, mais appuyées par le Centre de Formation et de Management des Connaissances, devenu une entité autonome, dont les statuts seront déposés début 2012. Avec cette évolution organisationnelle, un accord sera formalisé avec le CIDR pour définir les modalités de collaboration.

Outre l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de management des connaissances, il est prévu de mettre en place une gestion prévisionnelle des compétences, d’accompagner les départements dans l’actualisation des modules de préparation au départ des conseillers techniques nouvellement recrutés et d’appuyer l’organisation de séminaires.

En 2012, le site de management des connaissances Ungana sera ouvert à un plus large public.

5.3. Démarche de communication externe

La cellule de communication du CIDR continuera de se réunir et coordonnera la mise en œuvre de la charte graphique et sa déclinaison sur le site internet. Elle appuiera également l’élaboration d’un livre sur les « 50 ans d’histoire(s), d’innovations, de partenariat », ainsi que sa diffusion. Enfin, elle appuiera l’opérationnalisation de la banque de messages et d’images et la préparation de la présentation du plan d’orientation stratégique 2010-14 dans un pays d’intervention, la Côte d’Ivoire. Une réflexion sera menée sur la valorisation de l’ouverture d’Ungana à un plus large public.

5.4. Démarche d’accompagnement managérial

Suite à la finalisation du Pacte Managérial, une phase d’accompagnement à la mise en œuvre du Pacte managérial est nécessaire. Des travaux complémentaires seront menés pour approfondir certains points de ce pacte en particulier au niveau du concept de « coordinations régionales » et des implications de la mise en place de ces coordinations sur les fonctions des responsables de programmes au siège.

Une réflexion sur l’organisation de la direction financière sera menée afin d’optimiser sa gestion et de l’adapter aux nouvelles exigences des partenaires financiers en termes de reporting.

Le travail sur l’articulation entre la nouvelle présidence, le nouveau Conseil d’Administration et l’exécutif et sur les modalités de fonctionnement sera affiné.

Documents joints

Publié le lundi 1er octobre 2012

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