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Orientations stratégiques 2010-2014 du CIDR

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Les activités opérationnelles du CIDR sont mises en œuvre dans le cadre de quatre départements :

- Département « Ingénierie, management et gouvernance des territoires »
- Département « Entreprises agricoles, filières et marché »
- Département « Microfinance, entreprises et création d’emplois »
- Département « Systèmes de santé et prévoyance sociale »

Chacun de ces départements a défini, en cohérence avec les priorités politiques 2010-2014 du CIDR, son propre plan d’orientation stratégique. Ce plan présente les grandes lignes d’un diagnostic sectoriel, les principaux résultats de l’auto-évaluation du précédent plan d’orientation stratégique, le positionnement et les axes stratégiques retenus, le plan d’actions et le chronogramme pour la période 2010-2014. Ces plans font l’objet de documents spécifiques : ne sont présentés ici que le positionnement et les axes stratégiques de chacun des départements.

Ingénierie, management et gouvernance des territoires 

Positionnement du département

La décentralisation donne aux collectivités locales africaines une responsabilité en matière de services aux populations et de développement du territoire qu’elles peinent à assumer. Pour y parvenir, elles doivent pouvoir compter sur les autres acteurs du développement : acteurs économiques, services déconcentrés de l’Etat, société civile organisée, représentants des populations.

La qualité de la gouvernance locale constitue l’élément déterminant du développement du territoire et de l’amélioration effective des conditions de vie des populations. Le succès d’instances opérationnelles de gouvernance représente, à la fois, une condition du développement durable des territoires et un élément de reconnaissance du rôle des collectivités locales.

Le département « Ingénierie, management et gouvernance des territoires (1) » se positionne comme un opérateur professionnel, à la fois acteur engagé pour une large participation citoyenne à la gouvernance des territoires et compétent dans le champ du renforcement des performances des collectivités locales décentralisées. Il entend durant la période 2010-2014 accompagner la gouvernance d’un nombre important de territoires dans la réussite de leurs initiatives de développement durable.

La « démarche de territoire » visant à impliquer les populations depuis le niveau village et quartier restera un symbole fort de cet engagement en faveur d’un dialogue constructif citoyens-commune. Le département continuera de renforcer la capacité des collectivités à améliorer les conditions de vie des populations. Il poursuivra son expérience de transfert de maîtrise d’ouvrage sectorielle aux communes sur de nouveaux territoires africains.

Il développera son expertise en faveur de modes pérennes de gouvernance locale favorables à l’aménagement et au développement durable des territoires. Le concept de développement durable sera intégré dans les travaux de planification et d’aménagement du territoire aux niveaux communal, intercommunal ou régional.

La promotion du développement économique local deviendra la nouvelle priorité. La diversité des interventions et la mobilisation de compétences spécialisées permettront au département, de développer rapidement un savoir faire reconnu dans ce domaine.

A compter de 2010, le département s’organisera en deux pôles géographiques : l’un en Afrique de l’Ouest et l’autre à Madagascar. Des bureaux régionaux seront créés et progressivement renforcés. Des conseillers techniques régionaux spécialisés interviendront sur plusieurs programmes. Les personnels du département travailleront en réseau, rechercheront des synergies et valoriseront leurs complémentarités. Le département s’engagera d’autre part dans une politique volontariste de communication et d’ouverture à de nouveaux partenariats au Nord et au Sud.

A l’horizon 2014, le département interviendra, principalement, comme opérateur d’une dizaine de programmes de terrain en partenariat avec des organisations du Sud. Les activités de formation et de consultance se développeront jusqu’à représenter en fin de période environ 15% des recettes.

Axes stratégiques du département

a. Améliorer les performances et les capacités de maîtrise d’ouvrage des collectivités

Les collectivités doivent être capables d’assurer la chaîne complète de maitrise d’ouvrage d’équipements simples et de services de base destinés aux populations (programmation, exécution, gestion, suivi, évaluation).

Le département poursuivra cet axe stratégique en développant ses activités de formation, d’appui conseil, de mise en réseaux des personnels des collectivités et en recherchant la pérennité des dispositifs et des résultats obtenus. Il privilégiera le développement de compétences propres des collectivités et la mise en place de services permanents dans les principaux secteurs : techniques, financiers et animation/planification. Mais parce que la maîtrise d’ouvrage des collectivités comprend également des dimensions politiques et organisationnelles, l’appui du département sera élargi au fonctionnement général de la collectivité.

L’expérience réussie dans les Collines au Bénin de transfert de la maîtrise d’ouvrage « Eau » aux communes sera exportée sur d’autres territoires africains. Le département recherchera des partenaires techniques sectoriels de bon niveau avec lesquels élaborer une offre d’appui au transfert de maîtrise d’ouvrage sectorielle (eau, assainissement, éducation, hydraulique rurale, santé, etc.) aux communes. A l’instar de ce programme, les programmes d’appui au développement local et à la décentralisation du département associeront et renforceront les services déconcentrés de l’Etat sans lesquels la décentralisation ne peut réussir.

b. Soutenir les modes de gouvernance favorables à l’aménagement et la gestion durable des territoires

Le département soutiendra la mise en place d’instances pérennes de gouvernance territoriale financées par les collectivités. Il renforcera les capacités de la société civile à s’impliquer dans toutes les étapes du processus de développement territorial (planification, mise en œuvre, suivi, évaluation). Un effort particulier sera fait pour que progressent la place et le rôle des femmes et des jeunes dans ces instances. Des outils et méthodes adaptés aux contextes et aux différentes échelles (villages/quartiers, communes, région) seront formalisés avant d’être diffusés.

Le concept de développement durable sera explicité aux différents acteurs de la gouvernance territoriale afin d’être intégré lors de la mise en œuvre et du suivi de la planification communale et intercommunale. Le département se mobilisera pour permettre à ses partenaires de relever le défi d’une gestion durable des territoires.

A ces échelles intercommunales ou régionales, le département développera son expertise en matière de planification stratégique et d’aménagement du territoire. Il accompagnera les acteurs dans l’élaboration de schémas régionaux d’aménagement du territoire (SRAT) renforçant pour cela ses capacités d’animation stratégique et dans la mise en place de systèmes d’information géographique.

c. Promouvoir des dispositifs efficaces et pérennes d’appui au développement économique local

Tous les programmes d’appui au développement local et à la décentralisation du département accorderont une place importante à la promotion du développement économique local. Le département accompagnera la mise en place de dispositifs territoriaux pérennes assurant la conception de stratégies territoriales de développement économique, la coordination et l’organisation des acteurs, l’appui technique et financier aux porteurs de projets de développement économique, la gestion de fonds spécifiques dédiés à l’accompagnement de projets, la promotion interne et externe de l’économie du territoire, etc.

Des compétences spécifiques permanentes du département basées en Afrique de l’Ouest et à Madagascar seront mobilisées pour des résultats rapides en matière de développement économique local sur chacun des programmes. Dans les pays communs d’intervention, cet axe stratégique pourra être atteint en partenariat avec les autres départements du CIDR.

Les instances partenariales de promotion du développement économique des territoires seront invitées à intégrer les défis du développement durable. De façon concrète, les problématiques relatives à l’énergie, à la durabilité des modes de production agricole et à la préservation de l’environnement donneront lieu à des projets générateurs de revenu et d’emploi.

La pratique du département en matière de développement économique des territoires sera capitalisée et diffusée au travers de publications, de consultances internationales et de cycles de formation.

d. Adapter l’organisation, diversifier les activités du département et développer des alliances au Sud

La concentration géographique des activités sur deux pôles « Afrique de l’Ouest » et « Madagascar » sera la base de la nouvelle organisation du département. Des pôles régionaux seront créés et progressivement renforcés. Des conseillers techniques régionaux interviendront sur les différents programmes de la zone en complément ou en lieu et place des actuels conseillers techniques. Les échanges et les interventions croisées entre les programmes seront développés. La mise en réseau des programmes sera élargie aux élus et techniciens des collectivités partenaires. Le programme de management des connaissances valorisera ces complémentarités de compétences.

Le portefeuille de projets et de programmes sera renouvelé et enrichi durant la période avec un objectif d’une dizaine de programmes à l’horizon 2014. Le département interviendra dans de nouveaux pays comme le Togo, le Burkina Faso, le Ghana, la Côte d’Ivoire.

La diversification des activités du département vers le conseil et la formation externes constituera un facteur de renforcement des capacités. Une offre de quatre cycles de formation portant sur les nouvelles pratiques de développement territorial en Afrique sera mise en œuvre entre 2010 et 2012. Elle s’appuiera sur le travail de capitalisation des pratiques du département et de ses partenaires. Le modèle économique évoluera durant la période. A l’horizon 2014, 15% des recettes proviendront de ces nouvelles activités.

Dans le contexte de forte concurrence entre opérateurs, le département valorisera sa capacité à s’associer aux organisations du Sud les plus compétentes et à offrir les garanties de solidité et de fiabilité comme opérateurs de programmes complexes. Le département s’impliquera dans des partenariats ponctuels mais également dans des stratégies d’alliances avec d’autres organisations du Nord et du Sud.

En s’appuyant sur le partenariat fort avec la Région Picardie, il développera une offre spécifique d’accompagnement des coopérations décentralisées prévoyant, notamment, la mobilisation des acteurs au Nord.

Enfin, ouverture et communication externe sont indispensables au développement du département. Ce dernier prendra une part active dans la politique de communication externe du CIDR.

(1) Ancien département « Dynamique de territoire et développement communal »

Documents joints

Publié le jeudi 25 février 2010, par CIDR

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